Né d'aucune femme
EAN13 : 9782358872713
ISBN :978-2-35887-271-3
Éditeur :Manufacture de livres
Date Parution :
Collection :LITTERATURE
Nombre de pages :416
Dimensions : 20 x 14 x 2 cm
Poids : 354 g

Né d'aucune femme

De

Vendu par La Boîte de Pandore (Lons-le Saunier 39000)

20.90€
« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d’une femme à l’asile.
— Et alors, qu’y a-t-il d’extraordinaire à cela ? demandai-je.
— Sous sa robe, c’est là que je les ai cachés.
— De quoi parlez-vous ?
— Les cahiers... Ceux de Rose. »
Ainsi sortent de l’ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquels elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin.

Franck Bouysse, lauréat de plus de dix prix littéraires, nous offre avec "Né d’aucune femme" la plus vibrante de ses oeuvres. Ce roman sensible et poignant confirme son immense talent à conter les failles et les grandeurs de l’âme humaine.

Franck Bouysse (Auteur) a également contribué aux livres...

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Commentaires des libraires

La jeune fille et la noirceur du monde

5 étoiles

Par .

L’auteur l’admet lui-même : « il est plus facile d’aborder les combats de femmes, la notion de l’identité…avec le recul et la pudeur que permet l’ancrage dans un autre temps. » Pour camper Rose, sa nouvelle héroïne, Franck Bouysse compose un roman qui aurait pu être écrit il y a un siècle, tant par le choix de ses personnages, celui de l’univers choisi, que par l’utilisation d’une langue que l’on associerait plus volontiers aux romanciers du début du 20e siècle, voire du 19e.

Gabriel, un jeune curé, est appelé dans un asile pour bénir le corps d’une défunte. Il s’y rend avec le jeune Charles, son bedeau et sait qu’il va trouver sous les plis de la tenue de la femme morte « les cahiers de Rose », comme le lui a annoncé l'infirmière venue le prévenir. Gabriel devient donc le porte-voix de l’histoire de Rose, une jeune fille vendue par Onésime, un père essayant de sortir les siens de la misère.

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

violences domestiques

5 étoiles

Par .

Rose, quel joli prénom pour une vie de violence.

Elle a 14 ans, l’aînée de la fratrie, quand son père la vend au Maître des Forges. Dans cette grande maison, elle devient la domestique du Maître et de sa mère acariâtre.

Heureusement, Edmond est là, l’homme à tout faire qui la prévient de ce qui l’attend et qui lui offre un peu, si peu, de réconfort.
Je n’en dis pas plus, il y a tellement d’autres personnages dans ce roman : le curé Gabriel qui découvre les cahiers de Rose, le médecin à la botte du Maître, la femme du Maître, Génie l’infirmière… Je vous laisse le plaisir de plonger dans ces pages comme une immersion en pleine nature, celle que l’on respire à pleins poumons. Mais également une immersion cruelle en pleine nature humaine, la violente, celle prête à tout pour garder la tête haute. À vraiment tout. Certaines pages m’ont soulevé le cœur par leur violence et leur réalisme. Et pourtant, Rose ne baisse jamais la tête.

Si j’ai trouvé la fin un peu gentille par rapport à la tonalité générale du roman, j’ai aimé le dernier geste du prêtre. J’ai aimé l’alternance des voix qui raconte leur histoire, avec leur vocabulaire propre, comme une respiration différente.

Un auteur que je qualifierais de sensuel, car dans ses lignes, je sens l’humus et les saisons. L’homme n’est que de passage.

L’image que je retiendrai : celle de la mousse, détail qui revient souvent.

Quelques citations : "Les rêves ne sont rien que les rêves, et que ceux qu’on nous vend sans qu’on les rêve soi-même, il faut les fuir à tout prix." (page 77)
"Surtout marcher droit devant. De toute son existence, il n’avait jamais vu un oiseau reculé." (page 276)

https://alexmotamots.fr/ne-daucune-femme-franck-bouysse/