À la ligne, Feuillets d'usine
EAN13 : 9782710389668
ISBN :978-2-7103-8966-8
Éditeur :La Table Ronde
Date Parution :
Collection :Vermillon
Nombre de pages :272
Dimensions : 21 x 20 x 1 cm
Poids : 280 g
Langue : français

À la ligne

Feuillets d'usine

De

Vendu par La Boîte de Pandore (Lons-le Saunier 39000)

18.00€
À la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer.
Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de bœufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes.

4 Commentaires 5 étoiles

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Commentaires des libraires

Atypique, actuel, addictif

5 étoiles

Par . (Fontaine Victor Hugo)

A la ligne est une plongée vertigineuse dans un quotidien effarant, celui du travail à l'usine. Joseph Ponthus raconte son immersion au fil de ses missions d'intérim. Il nous raconte la fatigue, l'immense fatigue, la douleur, le temps qui ne passe pas, les journées à attendre qu'on l'appelle pour une mission, le corps et l'esprit qui se détraquent en travaillant la nuit, la solidarité entre collègues, l'amour pour sa femme...
A travers une narration en vers libres, il nous donne le rythme et on revient à la ligne de la même façon qu'il exécute ces gestes répétitifs, souvent douloureux et parfois plus salavateurs qu'il ne l'aurait cru.
C'est un récit humble, follement humain, d'une poésie dingue, j'ai été émue aux larmes...

5 étoiles

Par .

Il a fait des études et il a rejoint celle qui l’aimait en Bretagne. Avant, il travaillait dans le social. Avant car désormais faute d'emploi dans son secteur et pour gagner de l’argent, il est intérimaire en usine agroalimentaire. Travail précaire de quelques semaines ou plus, la fatigue du corps qui devient "un atlas de troubles musculo-squelettiques", les horaires décalés, le travail répétitif de celui d’ouvrier. Crevettes puis bulots sur les chaînes de production. Trier, devoir tenir le rythme encore plus vite, subir le bruit et le tonnage imposé, continuer, serrer les dents, attendre les pauses café-clope minutées. La mission qui se termine, recevoir juste un "au revoir" et commencer dans une autre usine, plus précisément un abattoir : pousser des carcasses sur des rails, nettoyer le sang et les viscères. Être flexible, jongler avec les horaires pour le co-voiturage, accepter les heures supplémentaires sans avoir trop le choix et supporter quelquefois les petites remarques.
Compter, décompter le temps avant de pouvoir rentrer chez soi exténué, vidé.

L’esprit vagabonde, pioche dans la littérature, la poésie ou la chanson tandis que le corps exécute inlassablement les mêmes gestes. Ce quotidien de tant de personnes est magistralement écrit par Joseph Ponthus qui l'a vécu. Un enchaînement de strophes sans ponctuation où les renvois à la ligne soulignent la justesse des mots, la dureté de ce travail, le souffle de la vie malgré tout. Un hymne scandé sans oublier la solidarité entre collègues, l’amour qu’il porte à sa femme, des moments fugaces de bonheur simple passés hors de l’usine et aussi des pointes d’humour comme pour conjurer et éloigner l'emprise de l'usine.

Un magnifique hommage à celles et tous ceux dont c’est la vie, les intérimaires des usines, ces personnes trop souvent oubliées et non considérées.
Cet OVNI littéraire est un uppercut par sa puissance, sa singularité et sa beauté douloureuse. Il se lit, se relit et laisse une empreinte durable dans le cœur et dans l’esprit.
Un coup de cœur entier et total !

https://claraetlesmots.blogspot.com/2019/02/joseph-ponthus-la-ligne.html

A la ligne

5 étoiles

Par . (Fontaine Kléber)

Après une période de chômage, Joseph Ponthus "embauche" dans une conserverie de poisson et un abattoir breton. Entre crevettes, merlans et abats, c'est de la nécessité d'écrire que se déploie ce soliloque du quotidien prolétaire.
Sans interruptions, les vers s'enchaînent dans un flot qui raconte l'aliénation, l'usine et l'amour de la littérature.

Enchaîné

4 étoiles

Par .

Dans ces " feuillets d'usine", Joseph Ponthus trace le quotidien d'un ouvrier intérimaire qui doit chaque jour affronter la monotonie, la répétition des gestes, les difficultés d'adaptation à la transformation des aliments : les poissons et crustacés, puis la viande. Et une écriture originale, scandée, comme le mouvement et le bruit des machines.