La transparence du temps
EAN13 : 9791022608329
ISBN :979-1-02-260832-9
Éditeur :Anne-Marie Métailié
Date Parution :
Collection :Bibliothèque Hispano-Américaine
Nombre de pages :448
Dimensions : 24 x 15 x 3 cm
Poids : 554 g

La transparence du temps

De

Traduit par

Vendu par La Boîte de Pandore (Lons-le Saunier 39000)

23.00€
Alors qu'il approche de son 60e anniversaire, Mario Conde broie du noir. Mais le coup de fil d'un ancien camarade de lycée réveille ses vieux instincts. Au nom de l'amitié (mais aussi contre une somme plus qu'honorable), Bobby le charge de retrouver une mystérieuse statue de la Vierge noire que lui a volée un ex-amant un peu voyou. Conde s'intéresse alors au milieu des marchands d'art de La Havane, découvre les mensonges et hypocrisies de tous les “gagnants” de l'ouverture cubaine, ainsi que la terrible misère de certains bidonvilles en banlieue, où survit péniblement toute une population de migrants venus de Santiago. Les cadavres s'accumulent et la Vierge noire s'avère plus puissante que prévu, elle a traversé les siècles et l'Histoire, protégé croisés et corsaires dans les couloirs du temps. Conde, aidé par ses amis, qui lui préparent un festin d'anniversaire somptueux, se retrouve embarqué lui aussi dans un tourbillon historique qui semble répondre à l'autre définition de la révolution : celle qui ramène toujours au même point. Un voyage éblouissant dans le temps et dans l'histoire porté par un grand roman plein d'humour noir et de mélancolie. ​

Elena Zayas (Traduction) a également contribué aux livres...

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2 Commentaires 5 étoiles

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Commentaires des libraires

5 étoiles

Par .

À l'approche de ses 60 ans, Mario Conde broie du noir, il sait bien que rien ne pourra arrêter la course du temps qui va faire de lui un vieillard bougon, ressassant ses envies avortées d'écriture. Pourtant, c'est d'un pas encore allègre qu'il se lance dans une nouvelle enquête. Contacté par un ancien camarade de lycée, l'ex-policier, reconverti en vendeurs de livres et détective à ses heures perdues, accepte d'aider ce visage du passé qui a beaucoup changé. Roberto Roque Rosell, adolescent coincé et moqué pour ses manières efféminées, est devenu Bobby, un riche marchand d'art qui affiche fièrement ses préférences sexuelles. Son dernier petit ami vient d'ailleurs de profiter d'un de ses séjours à Miami pour vider sa maison du moindre objet pouvant être revendu. Parmi eux, la Vierge de Regla qu'il tient de son grand-père catalan, une statuette de cette vierge noire vénérée à Cuba et qui selon Bobby posséderait des pouvoirs extraordinaires. Conde n'est pas homme a croire à de telles balivernes mais il est un homme d'amitié. En souvenir du passé, il part sur les traces de cette vierge qui semble semer la mort derrière elle.

Où l'on retrouve Mario Conde à la poursuite d'une vierge venue du fond des âges. C'est l'occasion pour lui de se frotter à la corporation des marchands d'art où certains se font des fortunes en magouilles, trafics et autres usages de faux. Évoluant à mille lieues de ce monde, Conde ne peut que constater le pillage systématique que pratiquent les revendeurs organisant une fuite inéluctable des œuvres cubaines vers l'étranger. Mais ses découvertes ne s'arrêtent pas là. Ses investigations vont le mener vers les quartiers périphériques de La Havane, des bidonvilles sans eau ni électricité où vivent des clandestins venus de l'Est du pays sans autorisation officielle. Un choc pour l'ex-policier qui n'en finit pas de constater la déliquescence d'une société qui se voulait égalitaire et qui n'a su que creuser le fossé social. Mélancolique par nature, Conde ne se remet pas d'avoir surpris une misère plus terrible encore que celle qu'il côtoie tous les jours. Et ce n'est pas le départ programmé d'un de ses plus fidèles amis qui va lui remonter le moral ! Lui qui puise sa force auprès de ses complices de toujours voit d'un mauvais œil la perte d'un autre pilier de sa petite bande. Mais ce qui était avant une entreprise dangereuse et secrète se fait dorénavant au grand jour et les candidats à l'exil, toujours plus nombreux, étalent leurs projets au grand jour. Conde doit accepter que s'il a décidé de ne jamais quitter son île d'autres rêvent d'un avenir moins confiné.
Et aux aventures de Conde s'ajoutent celles de la vierge de Regla qui n'en est pas une. Arrivée à Cuba dans le maigre bagage d'un catalan qui fuyait la guerre d'Espagne, elle n'est pourtant pas espagnole.
Padura nous emmène en voyage à travers l'espace et le temps avec cette statuette qui a connu guerres et croisades, vénérée pour ses pouvoirs magiques... Encore une fois, il nous montre toute l'étendue de son talent et son savoir encyclopédique. Un excellent moment de lecture au côté d'un Conde toujours aussi attachant qui réussit l'exploit d'être drôle et mélancolique à la fois.

Cuba : rhum, café et chercheurs d’art.

5 étoiles

Par .

On est ravi de retrouver Mario Conde, le plus célèbre détective de La Havane, qui n’est pas au mieux de sa forme ; sur le point de fêter ses 60 ans, il se trouve décati, plus que jamais d’humeur mélancolique, même s’il est toujours entouré de ses amis fidèles et de son grand amour, la belle Tamara. Depuis qu’il a quitté la police voilà plusieurs années, il vit du commerce de livres rares et anciens, ce qui lui permet de s’approvisionner en mauvais rhum, cigarettes et café. A l’occasion, on fait appel à son flair de détective, comme cet ancien camarade de lycée devenu marchand d’art, un dénommé Bobby, dépouillé par son amant qui lui a aussi dérobé une statue de Vierge noire, un souvenir de famille auquel il tient comme à la prunelle de ses yeux, un peu trop selon Mario Conde qui découvre que cette représentation religieuse provient en réalité de Catalogne et vaut davantage qu’une simple relique familiale.

**Les pouvoirs de la Vierge noire**

Avec cette affaire, Mario Conde s’introduit dans le milieu sans pitié du commerce d’objets d’art, où les trafiquants à la petite semaine ne jouent pas dans la même cour que les puissants acteurs du marché et se font éliminer les uns après les autres.

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