Petit pays
EAN13 : 9782246857334
ISBN :978-2-246-85733-4
Éditeur :Grasset
Date Parution :
Collection :Littérature Française
Nombre de pages :224
Dimensions : 21 x 14 x 1 cm
Poids : 290 g
Langue : français

Petit pays

Vendu par La Boîte de Pandore (Lons-le Saunier 39000)

18.00€

Logo plateforme

Ce livre est en stock chez 80 confrères du réseau leslibraires.fr,
Cliquez ici pour le commander

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…
« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages... J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »

Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.

----------------------------------------
Prix Goncourt des lycéens 2016
Prix du premier roman

Vidéo

© MyBoox

En cette rentrée littéraire, l'auteur, compositeur et interprète Gaël Faye publie son premier roman intitulé Petit pays (Grasset). Résonnant avec son enfance et ses préoccupations personnelles, l'ouvrage déroule l'enfance d'un jeune narrateur confronté à l'histoire du Burundi et du Rwanda. Des faits historiques qui lui donnent une conscience du monde bien plus tôt que prévu... L'auteur nous en dit un peu plus dans un entretien.

Dossier relatif au livre "Petit pays"

Nos coups de cœur de l'année 2016RSS Icon

L'amie prodigieuse, Tome 2 : le nouveau nom
En stock, expédié aujourd'hui 23,50 €
Station eleven

Station eleven

Emily St. John Mandel

Rivages

Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 22,00 €
Songe à la douceur

Songe à la douceur

Clémentine Beauvais

Sarbacane

En stock, expédié aujourd'hui 15,50 €
Condor

Condor

Caryl Férey

Gallimard

Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 19,50 €
La Toubabesse

La Toubabesse

Louis-Ferdinand Despreez

La Différence

Indisponible sur notre site
L'archipel d'une autre vie

L'archipel d'une autre vie

Andreï Makine

Seuil

Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 18,00 €
Sous la vague

Sous la vague

Anne Percin

Le Rouergue

Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 18,80 €
Petit pays

Petit pays

Gaël Faye

Grasset

Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 18,00 €

Le dossier complet

8 Commentaires 5 étoiles

Identifiez-vous pour écrire un commentaire.

Commentaires des libraires

Petit Pays, ou comment transmettre des émotions !

5 étoiles

Par .

Premièrement, l'histoire de Petit Pays se place dans un contexte historique réel, le Génocide Rwandais. Bien qu'une période très sombre de l'histoire de l'humanité, le récit arrive parfaitement à s'ancrer dans celle-ci. N'ayant jamais étudié la période historique cette histoire fut une bonne introduction. Nous sommes plongés dans l'histoire comme si nous y étions, tout semble parfaitement réel.
Aussi, je me suis très vite attaché aux différents personnages du récit et plus particulièrement à Gabriel, le personnage principal. C'est une force du livre, en plus d'être plongé dans une histoire qui nous semble parfaitement réelle, nous sommes attachés aux personnages. Nous voulons savoir ce qu'il leur arrive et espérons le meilleur pour eux. Dans ce cas précis, l'histoire n'est pas joyeuse voir même difficile, âmes sensibles s'abstenir.
Pour finir, c'est la combinaison du réalisme de ce récit et de l'attachement que l'on éprouve aux personnages qui nous font ressentir à ce point des émotions. Le livre est très fort et difficile, beaucoup d'émotions nous sont transmises. En résumé, Petit Pays est un livre beau, fort et je vous conseille vivement sa lecture !

Enfance, insouciance et inhumanité

3 étoiles

Par .

Des passages littérairement impeccables pour un premier roman, ne l'oublions pas, fixé par une écriture juste, entre la nostalgie pour un pays et les traces de l'enfance et la folie des hommes jusqu'à la barbarie.
Court, percutant, prenant parfois à la gorge.

A découvrir.

5 étoiles

Par .

L’enfance de Gabriel s’étire entre copains, école et famille au Burundi. Mais l’insouciance est vite balayée par le drame qui couve au Rwanda voisin. Un récit sensible et vivant sur l’enfance et l’innocence perdue, la guerre civile entre Hutus et Tutsis que G. Faye nous rend plus réelle que combien de livres d’histoire.

Burundi

5 étoiles

Par .

Ce roman est bien plus que le récit initiatique d’un jeune métis découvrant la guerre et la discrimination.

C’est avant tout une langue qui recrée les parfums et les couleurs d’un pays perdu ; qui nous parle des joies et des interrogations d’un garçon comme les autres dans un quartier résidentiel africain.

J’ai aimé ce verbe qui a su faire naître des images colorées du pays d’avant le drame : sa chaleur, ses arbres, ses personnages au verbe haut. Mais aussi le bruit de la guerre, au loin, s’approchant.

On sent, à travers la correspondance que Gabriel entretient avec une jeune française qu’il a la passion des mots. Si la lettre de sa compatriote sur le continent est bien convenue, la sienne est pleine de la tradition des interminables palabres de son pays.

Le personnage de la mère m’a moins touché, sans doute parce qu’un peu lointain.

Un pays que l’on n’oublie pas en refermant ce livre.

L’image que je retiendrai :

Celle des voitures se déplaçant dans la poussière du désert.

alexmotamots.fr

L'enfance perdue

3 étoiles

Par .

Difficile de ne pas se sentir touchée par un sujet aussi douloureux, qui reste dans nos mémoires plus de 20 ans après comme une guerre insensée et aveugle. Mais toutes les guerres ne sont - elles pas justement identiques, insensées et aveugles, surtout quand elles concernent un peuple qui s'entre-tue, des enfants qui meurent sans rien comprendre, des mères qui enterrent ceux qu'elles ont aimés en creusant le sol avec leurs doigts souillés du sang de l'innocence. Alors, c'est vrai, ce premier roman nous parle et nous conduit là-bas, très loin des accords de guitare et du goût suave des mangues. L'auteur, habile quand il décrit ses sentiments, s'exprime à la fois avec pudeur et sincérité. C'est le chant de l'enfance meurtri.

le début de la fin du bonheur

5 étoiles

Par .

Gaël Faye a troqué, avec brio, le micro contre le stylo. La Fnac l’a adoubé en lui décernant son prix du roman 2016. Et ce « Petit pays », je l’ai aimé aussi. Avec son premier roman, ce rappeur franco-rwandais, âgé de 33 ans, prouve qu'il autant le sens du rythme que des mots. « Pour l’instant le pays était un zombie qui marchait langue nue sur des cailloux pointus », écrit-il. Ses phrases sonnent, qui font entendre les rafales des kalachnikovs dans ce Burundi où il est né et qu’il a tant aimé.

A travers le personnage de Gabriel, âgé de dix ans, Gaël Faye raconte comment la guerre a éclaté au Burundi, ravagé son pays, volé son enfance et tué les siens. Comme lui, Gaby a la peau caramel et l’humour noir, parfois, pour dire l’indicible : le bruit des armes qui se confond avec le chant des oiseaux, la peur du silence où « se fomente des violences à l’arme blanche et des intrusions nocturnes qu’on ne sent pas venir à soi. »

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

5 étoiles

Par .

Gaël Faye a choisi la voix d'un petit garçon, un narrateur d'une dizaine d'années, pour raconter le Burundi, en particulier celui de ces premières années d'enfance, d'avant la guerre, de cette innocence qu'il aimerait tant conserver, de ce paradis à jamais perdu.

Et puis la guerre ensuite, lointaine d'abord, au Rwanda, de l'autre côté de la frontière, et qui peu à peu étend ses tentacules jusqu'à leur impasse et leur famille. Les coups d'états, les massacres, les exactions. Un enfant qui tente d'y échapper, dans les livres en particulier, mais qui finira par être rattrapé lui aussi par la violence. Quand la peur naît.
Et l'après...
Gaël Faye, en quelques pages, réussit à faire renaître ce "Petit pays" que les lecteurs n'oublieront pas. Et si le sujet est dramatique, l'écriture, grâce au regard de l'enfant, reste poétique et lumineuse.
[...]
lecture-spectacle.blogspot.fr/

Petit pays

5 étoiles

Par .

Nous sommes en 1992 : Gabriel, 10 ans vit au Burundi dans un quartier d’expatriés, sans problèmes, entouré de son père, français, entrepreneur de sa mère, rwandaise, sa mère rwandaise et de sa petite sœur Ana. Gabriel vit souvent dans la rue avec sa bande de copains, à faire les 40 coups. Son quotidien est paisible, son enfance douce. Mais les événements tragiques qui vont être le quotidien de ce petits pays d’Afrique, malmené par l’Histoire vont perturber cette enfance si oisive ; 1° inquiétude pour Gabriel, la séparation de ses parents va le perturber. Puis la guerre civile se rapproche amenant le drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…
Remarquable 1° roman, à lire sans modération.